Atlantid – Hidenori Yamaji

Delphine Barthe

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Résumé :

Un shonen steampunk à l’action débridée.

Notre histoire commence dans le Londres de la révolution industrielle. Sully, un jeune voyou des bas quartiers, chaparde un mystérieux anneau duquel jaillit brusquement une gigantesque technologie révolutionnaire… Surgissant des méandres de l’Histoire, une civilisation avancée s’arrache à sa torpeur et commence à faire parler d’elle.

Avis :

Vous avez dit shonen?

L’annonce est alléchante : un manga steampunk vient de paraître chez Kana. Pour sa première publication le mangaka Hidenori Yamaji nous propose un shonen qui se terminera en trois volumes. Après une première lecture de ce premier tome il est indéniable que nous sommes dans la pure tradition du genre. Les caractéristiques du nekketsu (canevas narratif prédominant dans les shonen) sont bien présentes. Nous avons bien à faire à un jeune héros, Sully,  orphelin (ou séparé de ses parents, la suite nous le dira peut-être) qui va s’embarquer dans une quête. Il est entouré d’une bande de copains et doit faire face à une lutte sans merci contre le mal. Il se retrouve doté de pouvoirs extraordinaires grâce au larcin d’une bague qu’il ne pourra plus ôter de son doigt. Dans des situations qui le mettent en difficulté surgissent alors de celle-ci des machines incroyables.

Un premier opus

Ce premier tome a l’intérêt d’introduire l’histoire et les personnages. Malgré tout ni la narration ni le caractère de chacun des protagonistes ne sont très développés et il est légitime de se demander si sur seulement trois tomes l’auteur pourra y remédier. Le trait d’Hidernori Yamaji fait penser à celui d’ Eiichiro Oda, le créateur de One piece. Influence ou hommage, c’est à voir! Pour ce qui est des décors, le minimalisme, qui peut gêner dans le manga en général, est de mise. Ne cherchez pas ici des décors sublimes comme ceux créés par Guillaume Lapeyre pour City Hall : même s’il y a un vrai travail sur la dynamisation des lignes  cela se fait au détriment de l’arrière-plan quasiment inexistant. Seules quelques cases fouillent plus avant cet univers en faisant office de pause dans la narration.

Le Suchîmupanku, steampunk japonais

Le Suchîmupanku  intègre plutôt ses histoires non plus dans un temps défini comme l’époque victorienne mais il s’évade dans une temporalité et des lieux totalement imaginaires. Le Château ambulant (Hayao Miyazaki, 2004) reflète cette ambiance de fantasy. Les machines à vapeurs à l’image du château lui-même, se retrouvent à l’honneur. Ici pourtant, le mangaka se détache de cet imaginaire japonais pour nous plonger directement dans une vision occidentale du steampunk :  un Londres victorien mais qui ne semble être qu’un prétexte vu qu’il ne l’exploite pas. Alors oui, on a une case avec la reine Victoria, mais toutes les références ne se font que par petites touches très légères. La magie tient également une place importante à côté des protagonistes qu’ils soient humains ou machines.

Pour en finir

Ce premier tome est donc la mise en place d’un manga d’aventure pour jeune garçon. Même s’il me laisse sur ma faim niveau graphisme et narration, je suis curieuse de lire les tomes suivants pour voir si cette histoire va vraiment aboutir. Pour vous faire une petite idée de la chose voici le trailer proposé par Kana :
Un avis donc à suivre…





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Chroniqueuse radiophonique, membre d’un festival BD, je fonctionne à la curiosité et à l’éclectisme. Vaporiste uniquement littéraire faute de savoir coudre un bouton, je compte partager avec vous mes découvertes, qu’elles soient peu ou prou steampunk !

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