Ces Merveilleux Fous Volants Dans Leurs Drôles De Machines – Film 1965 –

Categories:films
Arthur Morgan

machines volantesSynopsis : 1910 : Sous l’influence de sa fille, la ravissante Patricia, et du futur mari de celle-ci, le fringant Richard Mays, passionné d’aviation, lord Rawnsley, propriétaire du plus important journal d’Angleterre, décide d’organiser une course aérienne Londres-Paris. Les 10 000 Livres Sterling offerts au vainqueur ne manquent pas d’attirer les meilleurs pilotes du monde : l’Américain Orvil Newton, le Français Pierre Dubois, grand amateur de femmes, le comte italien Ponticelli, le colonel prussien von Holstein, le très britannique Sir Percival Ware-Armitage et le Japonais Yamamoto se présentent ainsi sur la ligne de départ.

Notre avis : Revivons ensemble les débuts de l’aviation, ses héros qui n’avaient pas froid aux yeux, ses concepteurs/bidouilleurs ingénieux qui construisaient eux-mêmes leurs aéroplanes, cette épopée homérique dont le ciel était la seule frontière.

Ces Merveilleux Fous Volants Dans Leurs Drôles De  Machines (Those Magnificent Men in their Flying Machines, Or How I Flew from London to Paris in 25 Hours 11 Minutes en anglais) est une comédie britannique de 1965. En 1910, Lord Rawmsley, magnat de la presse, décide d’organiser une course d’avions entre Londres et Paris pour prouver au monde que La Grande Bretagne a la main mise sur les airs.

Ce film est un réel hommage à cette époque et a ses hommes qui risquaient leur vie pour espérer réaliser le plus vieux rêve de l’homme : voler. Mais attention, il va falloir laisser son sérieux au placard. Humour un poil potache, personnages surdoués, gags à gogo et comique de répétition sont au programme pour un film assez proche finalement d’un épisode de Benny Hill (dont il tient le rôle du chef de la Brigade des pompiers des pistes d’essai).
Les fans d’aéroplanes et d’engins volants se régaleront. Le film recèle un catalogue très complet des avions du début du siècle : un Bristol Boxkite, un Eardley Billing. Dont certains n’ont jamais volé autrement que par la magie du cinéma (il y a même un ornithoptère !)

Ambiance retro assurée qui sent bon la nostalgie. Ah les années 60 ! Le temps bénit où le cinéma pouvait encore jouer avec les stéréotypes ! Le film joue donc sur les clichés et les poncifs d’un début de siècle fantasmé. Et pour notre plus grand plaisir ! Alors oui, l’allemand, bouffi de rigueur teutonne,  a forcément un casque à pointe, le français (incarné par Jean-Pierre Cassel) passe son temps à draguer toutes les demoiselles qui sont à sa portée, l’américain est forcément affublé d’un stetson et fait fi des conventions avec décontraction et la riche héritière rêve d’émancipation.
Quelques longueurs bien sur, ce film n’a pas le rythme des productions actuelles et on aurait espéré un peu moins de gags lors des essais pour que la course dure un peu plus longtemps, mais attendez-vous tout de même à passer un bon moment.

Ecrit par Arthur Morgan, pour French SteamPunk


The following two tabs change content below.

Arthur Morgan

Auteur chez Editions Actusf
Ancien rédacteur en chef de FSP Co-auteur du guide steampunk (éditions ActuSF) et de Mémoires de la France Steampunk (éditions Mnémos)

Derniers articles parArthur Morgan (voir tous)

Commenter sur Facebook