Presque minuit – Anthony Yno Combrexelle – Editions 404

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Delphine Barthe

RÉSUMÉ :

Six orphelins, une ville en danger !

Paris, 1889. Six orphelins en cavale, devenus gamins des rues par la force des événements, volent et détroussent les passants. Alors que l’Exposition universelle débute, ils font l’erreur de dérober le mauvais objet aux mauvaises personnes. Leurs mésaventures aux quatre coins de la ville les amèneront à découvrir les secrets d’un monde magique où s’affrontent créatures mythologiques, sorcières et terrifiants ennemis mécaniques. Plus que jamais, Moignon, Allumette, Bègue, Morve, Boiteux et Pleurs devront se battre pour sauver leur vie et celle des habitants de la capitale.

Presque minuit – Anthony « Yno » Combrexelle – Editions 404 – janvier 2018


AVIS :


Une lecture haletante

On comprend pourquoi Anthony « Yno » Combrexelle a gagné le concours lancé par les éditions 404 ! Les aventures de ces poulbots vous tiennent en haleine. Lors de votre lecture, à la suite de ces gamins, vous penserez à Charles Dickens, à Hector Malot, bref à ces auteurs du XIXème qui ont su rendre hommage à ces enfants des rues, livrés à eux-même et dont l’entraide reste le seul moyen de survie. Car c’est de cela qu’il est question ici : comment survivre quand on s’est échappé d’un orphelinat où la maltraitance est quotidienne ? Mis à part en s’organisant et en commettant de menus larcins pas d’autres solutions en vue. Mais en dérobant un objet dont ils ignorent la valeur, les voilà dans de sales draps! Traqués par des choses dont ils ignoraient l’existence jusqu’alors, Moignon, Morve, Bègue, Allumette, Boiteux et Pleurs devront être plus soudés que jamais pour éviter le pire.

1889, Paris et son Exposition universelle

Dans la droite lignée des romans d’apprentissage « Presque minuit » nous propose une promenade dans le Paris de l’Exposition universelle. Si elle est pour les orphelins une occasion de se remplir les poches avec tous les visiteurs qu’elle va drainer, elle est aussi le cadre idéal de cette histoire. Les descriptions de l’exposition, et en particulier de la galerie des Machines et de la grande tour de fer, nous replonge dans les fastes d’un siècle disparu.

Le dôme central et ses multiples palais constituait le second pôle important de l’Exposition et, tout au fond, se trouvait l’immense galerie des Machines. Sous une nef de verre de 45 mètres de haut et longue de 400 mètres de large, le bâtiment couleur « jaune brique » présentait les grandes réussites industrielles contemporaines.

Les lieux étaient riches en ornements et en décorations : vitrail représentant une bataille, verrière donnant sur l’Ecole militaire toute proche, frise murale d’enfants, sculptures ésotériques, statues prônant la connaissance, moulures, linteaux et dorures richement travaillées. Le moindre élément, le moindre détail, avait été décoré et réalisé avec soin. De la même manière, ici, l’électricité concurrençait la vapeur ; des lampes à incandescences bordaient les allées et des milliers de guirlandes lumineuses éclairaient les différents bâtiments : chemins de fer, machines-outils, matériel de confection de mobilier, d’usinage, d’impression, de carrosserie. L’ensemble était impressionnant par la foultitude d’objets, de décorations et de machines dispersées sur une quinzaine de palais aux thématiques diverses.

Le steampunk ou l’avènement des machines

C’est bien la science qui constitue le nœud de cette intrigue, mais une science teintée de magie puisque les enfants iront à la rencontre d’une sorcière afin de comprendre à quoi ils devront faire face. Les inventeurs d’Anthony Combrexelle ont en effet dû se soucier de la magie de l’Éther pour faire fonctionner ces araignées mécaniques, ou encore ces worclocks, sorte de cybermen qui donneront bien du fil à retorde à nos orphelins. Mais la base de tout ceci repose sur une machine qui n’est pas sans rappeler « La Machine à Différences » de William Gibson et Bruce Sterling. Provenant du supercalculateur de Babagge, sorte de premier ordinateur fonctionnant à la vapeur et avec des cartes perforées, on retrouve dans ce roman son principe initial. Mais ne comptez pas sur nous pour vous en dévoiler plus! Il vous faudra lire « Presque minuit » d’Anthony « Yno » Combrexelle pour connaître le fin mot de cette histoire!

Alors ouvrez l’œil car nous allons bientôt vous proposer un concours pour gagner deux exemplaires dédicacés de ce roman qui sort en partenariat avec la French Steampunk!



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Chroniqueuse radiophonique, membre d’un festival BD, je fonctionne à la curiosité et à l’éclectisme. Vaporiste uniquement littéraire faute de savoir coudre un bouton, je compte partager avec vous mes découvertes, qu’elles soient peu ou prou steampunk !

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