Steampunk et Utopiales 2010

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leviathan - Scott WestefeldDu 11 au 14 novembre 2010 ont eu lieu Les Utopiales, 4 jours de festival tourné vers la science fiction et les mondes de l’imaginaire. Cinéma, littérature, bande dessinée, conférence, débats, exposition, jeux de rôles, dédicaces … il y en avait pour tous les gouts. Et pour vous, voilà un petit compte rendu qui comblera les amateurs de steampunk.

Notons tout d’abord que quelques auteurs français du steampunk étaient présents. On pouvait compter parmi eux : Fabrice Colin (Les Confessions d’un automate mangeur d’opium, A vos souhaits, Dreamericana), Xavier Mauméjean (Le cycle de Kraven), Thomas Day ( L’Instinct de l’équarisseur, L’Automate de Nuremberg), et Johan Heliot ( La lune seule le sait, entre autre).

De bien loin venaient d’autres écrivains tels que China Mieville (auteur de Perdido Street Station) accueilli avec honneur, et Scott Westerfeld (pour son remarqué Leviathan).


Bien évidemment, Professeur Etienne était présent pour nous dédicacer son livre : Steampunk!. Il a par ailleurs pris le temps de discuter avec les membres de la communauté et d’animer de captivantes conférences sur l’uchronie avec Scott Westerfeld.

Nous n’étions pas en reste au niveau exposition. Nous avons été très gâté par un grand nombre de toiles de Didier Graffet. Parmi toutes les illustrations de couvertures de livres, il y avait un travail magnifique réalisé sur L’île Mystérieuse de Jules Verne. Allez donc faire un tour sur le site de l’illustrateur pour vous faire une idée de son talent.

Au rez-de-chaussée, nous pouvions admirer, en grand format, les dessins de Keith Thompson, illustrateur de Leviathan. Scott Westerfeld a pris le temps de présenter le travail collaboratif effectué sur la création de son monde si particulier où les clankers (allemands et autrichiens aux machines de guerres industrielles et carrées) s’opposent aux darwinistes (anglais, français et russe dont la technologie est basée sur les modifications biologiques, d’esthétique proche de l’art nouveau). L’auteur a d’ailleurs insisté sur la nécessité de redonner à l’illustration sa place dans le roman. Quant au Steampunk, Westerfeld a déclaré qu’il s’agissait sûrement de l’uchronie la plus intéressante car l’univers du XIXème siècle est celui qui permet le plus de décalage par rapport à la réalité.

De nombreux membres de la communauté steampunk française étaient présent. Nous avons ainsi pu admirer le superbe travail des steam-marines qui ont fait forte impression. Demandez leur conseils, et rejoignez les pour vous confectionner d’aussi beaux costumes.


SCOOP ! J’ai eu la possibilité de demander à China Mieville ce qu’il pensait du fait que ses lecteurs considèrent ses romans comme « steampunk ». Il m’a répondu clairement et aimablement qu’il ne s’intéressait pas vraiment à l’étiquetage de ses livres, mais que ça ne le dérangeait pas pour autant. Il est ensuite parti dans une logorrhée passionnante que je résumerais par ces mots :  » Le steampunk est un genre qui plait aux nations comme l’Angleterre qui rêvent d’une époque où elles étaient encore à la tête du monde. C’est pourquoi le steampunk est réactionnaire, cliché, et sclérosé ! « . Une vision très intéressante et engagée. Et vous, chers lecteurs, pensez vous être des « réacs » ?
brigade chimériquePour finir, j’aimerais terminer par le coup de cœur de votre serviteur et de ces amis : la sortie de l’Encyclopédie/jeux de rôle de La brigade chimérique.
Vous connaissez surement cette bande dessinée éditée chez l’Atalante. Pas tout à fait steampunk (plutôt « radiumpunk » puisque le radium est la technologie utilisée), elle se passe dans l’entre-deux-guerres et raconte aux lecteurs les raisons pour lesquelles il n’y a plus de super héros en Europe après la seconde guerre mondiale. En avant première, nous avons pu découvrir cette encyclopédie et endosser nous-même le rôle de super héros.  Fabrice Colin et Serge Lehman ont su passionner les spectateurs en leur parlant de leur univers : la brigade chimérique n’est pas une uchronie (imagination de ce qu’aurait pu être l’histoire) mais au contraire un travail de réflexion basé sur l’imaginaire populaire des années 20/30 pour réexpliquer/justifier différemment l’Europe au sortir de la guerre. Serge Lehman nous a tout de même parlé du steampunk : « C’est un désir de grandeur, une recherche d’un passé imaginaire. On ne parvient plus à rêver du futur, on n’a plus confiance en l’avenir. Alors on parvient à ré-enchanter notre civilisation actuelle en replongeant dans un rétrofuturisme. »
Ces Utopiales édition 2010 furent pleines de rencontres et de découvertes. Nous espérons vous y voir nombreux l’année prochaine, car French Steampunk y sera !

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