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Cyrano de Bergerac

French Steampunk partenaire de La Compagnie des 2 Lunes

du 29 Août au 10 novembre 2019
Tarif préférentiel pour nos lecteurs avec le code « FSP2019 » en contactant « A la Folie Théâtre » par téléphone au 01.43.55.14.80

« Jouer la pièce Cyrano de Bergerac est une véritable gageure.

Gageure de ces personnages qui n’ont plus vraiment besoin d’être présentés car rentrés dans la conscience collective : Cyrano, héros laid mais magnifique; Roxane, précieuse libre; Christian, bel amoureux courageux; le comte de Guiche, pervers puissant… Sans compter la multitude de personnages secondaires indispensables comme Ragueneau et Le Bret.


Et pourtant au plateau, ils ne sont que deux comédiens ! Avec leurs corps, des marionnettes, et divers accessoires, ils tentent de jouer cette pièce. Le décor est simple, mais efficace dans la manipulation, inspiré du courant steampunk. Sur scène, un coffre à jouets transformé en roulotte, symbole de l’enfance et du voyage, simule à la fois le balcon et les canons de la guerre; un orgathéon, étrange instrument créé de toute pièce, laisse place aux moments de poésie sur une musique jazz-manouche; un faux miroir chorégraphie la double conscience de Cyrano en Le Bret. Il s’agissait avant tout de produire Cyrano comme Cyrano de Bergerac lui-même aurait pu la produire : sans le sou, avec force imagination, stratagème et audace. Des partis pris se sont imposés, comme des flashs et à partir de références personnelles. Cyrano ne joue pas avec un faux nez : dans une société où l’image est primordiale, il ne s’agissait pas d’insister sur l’apparence mais de mettre en exergue la manière dont chacun se perçoit. Christian est un pantin (dans le sens premier du terme) qui sans l’action de Cyrano ou de Roxane ne serait pas animé ; la tête de De Guiche est un énorme masque de bouffon.

Cette adaptation est un retour à l’essentiel, à l’essence même du jeu : « on dirait que tu serais la princesse et moi je serais le chevalier ». A l’image de l’enfant, les comédiens jouent parfois seul, parfois tous les personnages à la fois. Tout est prétexte à jeu dans cette pièce qui débute dans l’enceinte d’un théâtre : Cyrano joue à être Christian, Roxane manipule les hommes qui l’entourent… Malgré ce « jeu » apparent, les sentiments sont bien réels et d’autant plus exacerbés.
Un dernier mot à l’attention des puristes : ceci est une adaptation, non sans mal mais toujours dans le respect des vers d’Edmond Rostand. Malgré l’imaginaire de la mise en scène, l’essentiel est respecté.
Voilà la gageure de cette adaptation, notre parti pris, notre « nez ».

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