JOHNNY HOLLOW : Dirty hands

Dyvvlad

Si Johnny Hollow se qualifie lui-même de groupe dark wave, la vérité est bien plus nuancée que ça à mon sens. On trouve au sein de ce « Dirty hands », deuxième album du projet sorti en 2008, une foule d’influences, du rock gothique au trip-hop en passant par la musique neo classique, metal industriel et electro pop. Si la voix de Janine White domine les titres, on peut également y entendre une voix masculine lui porter assistance ou la relayer. Et musicalement, c’est donc bien plus complexe et complet que ce ne laisse entendre le groupe lui-même. Le cabaret ouvre ses portes sur un monde où décadence et surréalisme empruntent des chemins bordés de beauté et de menace. Pas de quoi faire peur, non, mais juste de quoi capter le danger tapi derrière un décor idyllique. « Dirty hands » est la traduction musicale du progrès ; aussi fascinant et magique que pernicieux. Ce sentiment de se trouver toujours à la lisière de quelque chose d’autre, on le retrouve presque sur chaque titre. Je dis « presque », car certains mériteraient effectivement d’aller plus loin, de glisser un peu. Mais dans l’ensemble, on est conquis assez rapidement par la théâtralité et la versatilité de l’ensemble. Mention spéciale à la jolie relecture du « People are strange » des Doors, un peu attendue mais très réussie.

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Paroles de l’album

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Dyvvlad n'est pas du tout steam, ni tout à fait punk. Pistonné, il tente de noyauter le site en y plaçant des chroniques mal écrites et de mauvaise foi, histoire de discréditer le mouvement. Quel gougnafier !

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