Vernian Process et la musique steampunk : une étiquette réductrice
Par paresse, beaucoup ont collé à Vernian Process l’étiquette « musique steampunk ». Alors que, bon, soyons clairs, il n’y a pas de « musique steampunk ». Tout au plus une bonne grosse poignée d’artistes qui se réclament de l’esthétique et des thèmes portés par le genre littéraire. Et oui, bien sûr, Vernian Process est de ceux-là. Il ne s’en est jamais caché.
Mais musicalement, Behold the Machine est bien plus complexe à cerner.
Behold the Machine : un mélange musical labyrinthique
Il mêle habilement rock gothique, electro dark, rock progressif, musique électronique, neo classique et légères touches jazz et rock. Comprenez que l’ambiance générale est volontiers sombre, l’interprétation théâtrale et les développements labyrinthiques.
Behold the Machine est le dernier album en date du projet, paru en 2010 et présentant la quintessence de son art. Avec le recul, pas si dommage que Vernian Process ait disparu après ça, ou presque (quelques singles, mais pas d’album en vue) ; aurait-il pu faire mieux ?
Un concept album steampunk exigeant mais fascinant
Certains qualifient le style ici présent d’avant-garde, et je dois avouer que ce n’est pas erroné. Ce concept album (forcément) n’est pas à la portée de toutes les oreilles, et il faudra aimer voyager à travers le temps et l’espace pour l’apprécier à sa juste valeur.
Et aussi prendre le temps de le découvrir et le redécouvrir pour en apprécier toutes les subtilités, car il n’en manque pas.
Une œuvre sombre, théâtrale et parfaitement cohérente
Bien sûr, même à l’époque, on aurait pu lui reprocher d’utiliser des ficelles sonores un peu datées ici et là, mais bon, ça reste raccord avec l’ensemble, rien ne me choque. On retrouve quelques riffs plus musclés disséminés avec parcimonie, mais rien qui ne fera fuir les réfractaires au metal ; on en est encore bien loin.
Voici donc un album certes copieux (une heure de musique), mais qui saura satisfaire autant visuellement que musicalement les puristes.
Pourquoi Behold the Machine reste une référence steampunk
Dans l’univers steampunk et rétro-futuriste, rares sont les albums capables de proposer une identité aussi marquée sans tomber dans la caricature. Behold the Machine réussit justement cet équilibre : une esthétique victorienne futuriste assumée, portée par une composition ambitieuse et une vraie cohérence artistique.
Encore aujourd’hui, l’album conserve une place à part pour les amateurs de rock gothique expérimental et d’univers steampunk sombres.
Embarquez dans l’univers de Vernian Process
Si vous aimez les concept albums denses, les ambiances rétro-futuristes et les voyages musicaux hors des sentiers battus, Behold the Machine mérite clairement une écoute attentive. Prenez le temps de vous perdre dans ses méandres sonores : c’est précisément là que réside toute sa richesse.