Une Bande dessinée steampunk assumée de bout en bout, Le Panthéon – L’Enlèvement de Jacob nous plonge dans un Paris Belle Époque où les dirigeables dominent le ciel et où la vapeur alimente aussi bien les machines que l’imaginaire. Thomas Rivière, Mika Souillard et Max Bayo signent un premier tome qui privilégie le mouvement à l’explication. Ici, le dessin raconte autant que les dialogues, pour une aventure qui se lit d’une traite.

Un Paris rétrofuturiste comme terrain d’aventure
Tout commence avec l’enlèvement de Jacob Montsouris par une organisation secrète connue sous le nom du Panthéon. Son épouse Louise refuse de rester spectatrice et se lance à sa recherche. Elle croise bientôt la route de Jeanne Batignolles, aventurière aussi téméraire qu’imprévisible, avant qu’une troisième héroïne ne rejoigne leur quête.
Le scénario entraîne rapidement le lecteur dans une version alternative de Paris où les monuments emblématiques côtoient les dirigeables, les machines à vapeur et les inventions les plus improbables.
Les auteurs revendiquent l’héritage de Jules Verne, des récits d’aventure populaires et du cinéma des années 1980, sans jamais tomber dans la simple citation. Leur univers possède sa propre identité et constitue l’un des principaux attraits de l’album.
Une narration qui laisse parler les images
Le choix le plus marquant de ce premier tome réside dans son rythme. Les dialogues sont peu nombreux et les planches prennent naturellement le relais pour faire avancer le récit. Les grandes cases mettent en valeur les poursuites, les décors et les nombreuses scènes d’action, donnant parfois l’impression de regarder un film plutôt que de lire une bande dessinée.
Ce parti pris fonctionne grâce au travail de Mika Souillard. Son dessin reste toujours lisible malgré la vitesse de l’action, tandis que les compositions laissent respirer les scènes sans jamais perdre le lecteur. Les couleurs de Max Bayo renforcent cette dynamique avec une palette chaleureuse qui souligne autant l’élégance de la Belle Époque que l’esthétique industrielle propre au steampunk.


Notre avis sur Le Panthéon – L’Enlèvement de Jacob
Le Panthéon – L’Enlèvement de Jacob va droit au but. Ça va vite, très vite. Les auteurs font le choix d’une narration essentiellement visuelle, où les échanges entre les personnages restent volontairement limités. Les grandes illustrations prennent alors toute leur importance et donnent au récit une énergie constante.
Cette approche rend la lecture particulièrement fluide. Les 56 pages se dévorent rapidement, portées par des courses-poursuites, des affrontements et une succession de séquences spectaculaires. Ceux qui apprécient les intrigues riches en dialogues ou les développements psychologiques resteront peut-être sur leur faim. En revanche, les amateurs d’action et d’univers rétrofuturistes trouveront ici une proposition cohérente avec ses ambitions.
Au-delà de son intrigue, c’est surtout le travail sur l’univers qui retient l’attention. Ce Paris revisité possède une véritable personnalité et donne envie d’explorer davantage les mystères qui entourent cette organisation secrète. Ce premier tome pose des bases solides et laisse entrevoir un potentiel intéressant pour la suite de la série.


Une aventure qui assume son identité
Sans révolutionner le récit d’aventure, Le Panthéon – L’Enlèvement de Jacob affirme une identité visuelle forte et un véritable goût pour le spectacle. L’album fait le choix de raconter son histoire par le mouvement plutôt que par les mots, en s’appuyant sur un Paris rétrofuturiste particulièrement réussi. Une lecture efficace qui séduira les passionnés de steampunk comme les amateurs de bandes dessinées d’action.
Fiche technique
Titre : Le Panthéon – L’Enlèvement de Jacob
Scénario : Thomas Rivière
Dessin : Mika Souillard
Couleurs : Max Bayo
Éditeur : Robinson
Date de parution : 16 septembre 2026
Pagination : 56 pages
Prix : 15,50 €